Aller au contenu principal
Fermer

L'Iran et les USA renoueront le dialogue vendredi à Istanbul
information fournie par Reuters 02/02/2026 à 17:48

(Actualisé avec réunion à Istanbul)

L'Iran et les Etats-Unis reprendront leurs négociations vendredi en Turquie, les deux parties se disant prêtes à discuter du dossier nucléaire pour écarter le spectre d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

L'envoyé spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi se rencontreront à Istanbul, ont déclaré lundi à Reuters des responsables américains et iraniens.

Des représentants de l'Arabie saoudite, de l'Egypte, du Qatar et des Emirats arabes unis, "ainsi que d'autres pays", participeront aux discussions, a précisé un diplomate de la région. "Il y aura des bilatérales, des trilatérales et d'autres réunions", a-t-il dit.

Donald Trump, qui s'est abstenu de mettre à exécution ses menaces d'intervention pendant la répression des manifestations antigouvernementales, exige que Téhéran fasse des concessions sur son programme nucléaire, tout en accentuant la pression militaire avec l'envoi d'un porte-avions dans la région.

Le président américain a assuré la semaine dernière que des "pourparlers sérieux" avaient lieu entre Washington et Téhéran, après qu'un haut responsable iranien, Ali Larijani, a déclaré sur le réseau social X que des discussions étaient en cours en vue d'entamer des négociations.

Des sources iraniennes ont déclaré à Reuters la semaine dernière que Trump avait posé trois conditions préalables à la reprise des pourparlers : l'arrêt total de l'enrichissement d'uranium en Iran, la limitation de son programme de missiles balistiques et la fin du soutien de Téhéran à ses bras armés régionaux, comme le Hezbollah au Liban ou les Houthis au Yémen.

L'Iran a longtemps rejeté ces trois conditions, disant y voir une atteinte inacceptable à sa souveraineté, mais deux responsables iraniens ont déclaré à Reuters que le pouvoir considérait désormais son programme de missiles balistiques, davantage que l'enrichissement d'uranium, comme une ligne rouge.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré lundi que Téhéran examinait "les différentes dimensions et aspects des négociations", ajoutant que "le temps est un facteur essentiel pour l'Iran, qui souhaite que les sanctions injustes soient levées au plus vite".

"Pour que les pourparlers reprennent, l'Iran estime qu'il ne devrait y avoir aucune condition préalable et se dit prêt à faire preuve de souplesse sur la question de l'enrichissement d'uranium", notamment en remettant à un pays tiers 400 kg d'uranium hautement enrichi (UHE).

Il a ajouté que Téhéran demandait le départ des forces navales américaines récemment déployées dans la région.

Après cinq cycles de négociations qui ont achoppé depuis mai 2023, plusieurs questions difficiles à résoudre subsistaient entre Téhéran et Washington, notamment l'insistance de l'Iran à maintenir l'enrichissement d'uranium sur son sol et son refus d'expédier à l'étranger l'ensemble de ses stocks d'uranium hautement enrichi.

Depuis les frappes américaines contre trois sites nucléaires iraniens en juin, Téhéran affirme avoir cessé ses activités d'enrichissement d'uranium. L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a demandé à plusieurs reprises à l'Iran de préciser ce qu'il était advenu des stocks d'uranium hautement enrichi.

(Rédigé par Parisa Hafezi à Dubaï, avec la contribution de John Irish à Paris et Jonathan Spicer à Istanbul ; version française Tangi Salaün et Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Des habitants saluent les forces gouvernementales syriennes qui entrent à Hassaké, ans le nord-est de la Syrie, le 2 février 2026 ( AFP / Bakr ALkasem )
    information fournie par AFP 02.02.2026 22:55 

    Les forces gouvernementales syriennes sont entrées lundi dans la ville de Hassaké, bastion kurde, en vertu d'un accord entre Damas et les Kurdes pour intégrer ces derniers à l'Etat syrien, selon une équipe de l'AFP sur place. L'accord a été annoncé vendredi après ... Lire la suite

  • La nouvelle présidente élue du Costa Rica, Laura Fernandez, lors d'une conférence de presse à San Jose ( AFP / Marvin RECINOS )
    information fournie par AFP 02.02.2026 22:54 

    Laura Fernandez, présidente élue du Costa Rica, a déclaré lundi au lendemain de sa victoire électorale qu'elle comptait sur le président salvadorien Nayib Bukele pour "mener à bien" sa stratégie de lutte contre le narcotrafic. M. Bukele, plébiscité par de nombreux ... Lire la suite

  • Un opérateur à la Bourse de New York le 23 janvier 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
    information fournie par AFP 02.02.2026 22:41 

    La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, pour la première séance du mois, accueillant avec optimisme des données sur l'industrie aux Etats-Unis en attendant une nouvelle vague de résultats d'entreprises. Le Dow Jones a gagné 1,05%, l'indice Nasdaq a pris ... Lire la suite

  • (ARCHIVES) L'ex-ambassadeur britannique aux Etats-Unis Peter Mandelson lors d'une réception en l'honneur du Premier ministre Keir Starmer à Washington, le 26 février 2025 ( POOL / Carl Court )
    information fournie par AFP 02.02.2026 22:27 

    L'ex-prince Andrew n'est pas le seul au Royaume-Uni à être éclaboussé par l'affaire Epstein : depuis vendredi, les révélations embarrassantes sur les liens étroits entre l'ex-ministre Peter Mandelson et le pédocriminel américain se multiplient et pourraient sceller ... Lire la suite

Pages les plus populaires